Desports


l'équipe de la revue Desports s'invite chez les Guetteurs
Partez vite vous échauffer !
Le  Mercredi 27 février à 18h30 ça va être SPORT !


Chez Les Guetteurs on se la joue physique, on la joue comme Beckham  Blissett ! 

Blisset, c'est lui !

Decouvrez notre première équipe d'auteurs :




 

Fevrier rencontres

Rencontres Dédicaces Fin février


21 Février à 19h30

Si tout n'a pas péri avec mon innocence

Kim, la narratrice, grandit dans le sud de la France, au bord de la mer ? qu'on voit danser de temps en temps dans ce roman. Elle est entourée d'adultes immatures, cruels et déraisonnables : affligée d'un bec-de-lièvre, sa mère se lance sur le tard dans une carrière de stripteaseuse ; son père, qui a tatoué ses cinq enfants d'une étoile bleue sur l'occiput, brille par sa faiblesse et son insignifiance ; son grand-père est un insupportable fanfaron, et sa grand-mère sombre peu à peu dans la folie avant de regagner l'Algérie fantasmatique de son enfance. Heureusement, pour l'aider à survivre à une enfance calamiteuse, Kim a l'amour inconditionnel de ses petits frères, la gymnastique rythmique, la lecture de Baudelaire, et ses nuits fauves avec son prince ardent. Sans compter qu'elle ne va pas tarder à rencontrer sa sorcière bien-aimée en la personne d'une sage-femme à la retraite ? à moins qu'il ne s'agisse d'une vieille pute sur le retour ? En fait de retour, on assiste aussi à celui de Charonne (déjà présente dans Hymen et surtout dans Une fille du feu) qui fait basculer (in extremis) cette histoire du côté de la beauté et de l'énergie vitale. Comme les précédents livres d'Emmanuelle Bayamack-Tam, celui-ci se propose d'illustrer quelques unes des lois ineptes de l'existence. Le titre est emprunté aux Métamorphoses d'Ovide : comme Philomèle, Kim survit aux outrages, mais contrairement à elle, on ne lui a pas coupé la langue, ce qui fait qu'elle raconte, dans une langue qu'Emmanuelle Bayamack-Tam a voulue à la fois triviale et sophistiquée, comment l'esprit vient aux filles. Or, on sait depuis longtemps qu'il leur vient par les chemins à la fois balisés et inextricables du désir charnel. Pour Kim, il empruntera aussi ceux de la poésie du XIXe, ce qui fait que Si tout n'a pas péri avec mon innocence se veut aussi récit d'une vocation d'écrivain. 


                                                                                                                                                                                              

Helena Villovitch
21 Février à 19h30

Habiter la ville, habiter sa vie, s'habiter... tout court. Avec ces quatorze nouvelles immobilières, Hélèna Villovitch poursuit la chronique d'une génération précaire, la sienne. La quête d'un logement nourrit chaque mésaventure, cruelle ou burlesque, de ce recueil : entre vagabondage insouciant, co-location à l'étroit, échange d'appartements, troubles du voisinage, endettement à long terme et culbute spéculative. Autant de cloisonnements existentiels qui pèsent sur les personnages, accusent leur solitude, les minent de l'intérieur. Maniant la satire avec bienveillance, Hélèna Villovitch sonde les illusions perdues et les calculs égoïstes de notre époque, sans oublier jamais d'y glisser un grain de folie douce. 



                                                                                                                                                                                              



Desports

27 février à 19h

« Non un magazine de sport, mais le magazine des sports », la formule est d'Henry Luce, le fondateur de Sport Illustrated, de Life et du Times. Définition du vieux mot français « desport » : « divertissement, plaisir physique ou de l'esprit », autant les jeux du corps que ceux de l'esprit. Le magazine DESPORTS garde cette dimension « jeux » : des échecs au tennis. Le magazine DESPORTS sera entre Life pour la photo, Sport Illustrated pour le détail d'almanach, le New Yorker pour le grand reportage, et l'ensemble s'inscrira dans la grande tradition française de la littérature sportive d'Antoine Blondin à Jean Hatzfeld. Le format et le grand soin de fabrication (plus « livre » que Feuilleton) le positionnent davantage comme un livre cadeau, un petit beau livre cartonné, « le livre du sport ». 288 pages, une précision de « miscellanées », un cahier central à l'aspect « rétro » et une couverture « matière » totalement singulière : un « petit beau livre ». 


                                                                                                                                                                                              



Pascale Kramer

28 fevrier à 19h30

« Je n'ai accepté de venir que parce que Naïs est malade, insista-t-il une fois encore comme pour lui signifier que son affection n'allait pas de soi maintenant qu'elle n'était plus à la rue. Vous savez n'est-ce pas que j'ai dû partir parce que j'ai eu de gros ennuis ? » Michel a presque tout perdu en voulant désespérément aider Gloria. Il a été renvoyé du centre d'accueil où la jeune femme avait été placée, et ne l'a plus revue. Trois ans plus tard, elle le rappelle. Et il consent à la revoir. Très vite, le comportement de Gloria envers sa petite fille, Naïs, l'inquiète et le pousse à s'immiscer dans leur vie. Mais qui cherche-t-il vraiment à sauver ? Chez Pascale Kramer, les enfants sont au centre des histoires, agissant comme des révélateurs. Dans ce dernier roman, l'auteur a su admirablement mettre en scène l'ambivalence au coeur des relations humaines et la solitude de chacun face au jugement des autres. À quoi finalement se mesure la normalité des vies ? 



DEBAT-RENCONTRE
avec Bernard Floris et Marin Ledun
pour La vie marchandise
(ed. La Tengo)
MERCREDI 20 FEVRIER à 19h
De Paris à New York, de Tokyo à Sydney : partout les mêmes marques, les mêmes modes, les mêmes fast-foods ou les mêmes hypermarchés. Toujours plus de produits, avec une durée de vie toujours moindre. Luxe, hard-discount, low-cost, tout le monde doit pouvoir participer à la grande braderie. 
Et se croire toujours gagnant ! Le client est roi, non ?
 Depuis une cinquantaine d'années, le marketing, bras armé des firmes multinationales, s'est constitué en véritable machine à fabriquer des consommateurs en série. Il a organisé l'invasion de nos vies par les marchandises.
 Individualisation, uniformisation, insatisfaction, gaspillage, dépolitisation et destruction écologique sont les conséquences de ce tout-marketing.
 Dans ce livre manifeste contre la tyrannie du marketing, Bernard Floris et Marin Ledun déconstruisent les techniques d'une industrie planétaire qui exploite nos pulsions et manipule nos désirs depuis notre plus jeune âge. 
 Ils racontent ici l'histoire et les coulisses de cette fabrique qui nous conduit, malgré nous et avec notre consentement, à adopter la culture de la consommation et le mode de vie « marchandisé ».
 Mais sommes-nous réellement des marchandises ? 
RENCONTRE-LECTURE
avec Oriane  Jeancourt Galignani
pour Mourir est un art, comme tout le reste
(ed. Albin Michel)
Vendredi 15 février à 19h

Le 11 février prochain, on commémorera les cinquante ans de la mort de la poétesse Sylvia Plath, suicidée à 31 ans. Oriane Jeancourt Galignani, en s'inspirant du roman autobiographique de l'écrivain, La Cloche de détresse, et de ses poésies les plus personnelles, imagine le récit, à la première personne, de sa dernière année. En entrelaçant son récit d'extraits de Plath, l'auteur nous donne à découvrir ses vers, mais encore son style, le récit imaginaire apportant à l'oeuvre une perspective extrêmement juste et éclairante. De grands thèmes se retrouvent ici : la difficulté d'être reconnue à la juste mesure de son génie lorsqu'on est une femme ; les tiraillements d'une épouse et d'une mère qui veut être aussi un écrivain de renom ; la compétition avec le père, et avec le mari ; la douleur d'aimer un père que l'Histoire et ses choix condamnent comme sympathisant nazi ; les ravages de la maladie mentale, le rapport avec sa propre sexualité, avec son corps et les maternités, avec ses enfants et la vie...