Rencontres Dédicaces Janvier 2013


                         Ma bonne Résolution pour 2013 ?   




Participer à une séance de dédicace !


Chez les Guetteurs de Vent, après avoir bien mangé et bien bu, on dédicace à corps perdu !

Retrouvez dès Janvier 2013 :

Mercredi 9 Janvier à 19h: 
Fanny Taillandier
 Les Confessions du monstre



Je travaillais, beaucoup. Je compulsais les chiffres de l'avenir devant un ordinateur cubique et ronronnant, dans un bureau de vingt personnes à ma semblance, et par les fenêtres immenses nous aurions pu voir des tours. Je ne regardais pas par la fenêtre. Le soir, lorsque j'arpentais les parvis dans la même direction que tous les autres, je levais parfois la tête et je trouvais cela beau. La beauté des quartiers d'affaires. J'étais très aimable. On m'appréciait, beaucoup. Nous partions parfois en week-end à plusieurs, nous n'étions jamais fatigués. Et nous trouvions qu'il était important que les minorités soient reconnues. Les minorités, c'est à peu près tout, sauf les pauvres, qui sont la majorité. Mais nous ne les connaissions pas. Comme tous, j'étais contre le racisme, contre l'homophobie, pour l'extension du réseau TGV. Je ne voulais de mal à personne. Quand j'avais vingt ans, personne n'aurait dit de moi que j'étais un monstre, et pourtant j'étais monstrueux. 
Mercredi 16 Janvier à 19h: 

Charles, N°4
Hiver 2013 : Rock & Politique


Rencontre avec l'équipe de Charles et son rédacteur en chef !
Apéritif et bonne humeur au rendez-vous !



On raconte que c’est Carla Bruni qui a fait découvrir The Clash à son époux. Avant elle, Nicolas Sarkozy semblait bien n’écouter que de la variété. Pourtant, l’ancien président de la République fait partie d’une génération qui a grandi avec le rock, la musique la plus politique qui soit, porteuse de rébellions, de contestations, de revendications. Certes, Jean-Paul Huchon est abonné à Rock & Folk et le député Patrick Roy, décédé en 2011, brandissait Rock hard magazine dans l’Hémicycle. Mais quel rôle joue le rock dans l’imaginaire politique français ? Comment la politique a-t-elle utilisé cette musique qui naît en même temps que la Vème République ? Inversement, comment le rock a-t-il mondialement bousculé la classe politique, du mouvement hippie jusqu’au punk, du rap jusqu’au sample ? Rock & politique, une histoire forcément binaire.En couverture : Nicolas Sarkozy & Carla Bruni par Dorian Jude
AU SOMMAIRE
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUXL'Édito de François Mitterrand ; Politburo : Marine Le Pen par Roselyne Bachelot ; Je t’aime moi non plus : Franck Riester & Claude Askolovitch, par Marc Endeweld ; Pour qui votez-vous, Michel Houellebecq ? par Arnaud Viviant ; Mon histoire avec... Nicolas Sarkozy : Le panéliste et le président, par Chloé Juhel ; Graine de star : Camille Bedin, par Franck Berteau.
L’INTERVIEW D’UN CHARLES : Charles d’Orléans. Par Arnaud Viviant.
ROCK ET POLITIQUE : John Sinclair, une armée de guitares, par Pierre Mikaïloff ; Patrick Roy, le député métal, par Pascal Mateo ; Le Rock sous la Vème République, par Yves Bigot ; Élections, pièges à sons, par Jean-Yves Leloup ; Tant qu'il y aura du rock, par David Dufresne ; Le Top 10 des chansons de manif', par Mouss du groupe Zebda.
SOUS LA RÉPUBLIQUE : Portrait : Robert Ménard, par Marc Endeweld ; Enquête : La Rumeur du 5-7, par Lamia Belhacene ; Reportage : La Politique ne perd pas le Nord, par Simon Capelli-Welter.
RÉVOLUTION CULTURELLE : BD La Révolution... mais pas trop, par Thomas Gayet et Ulysse Gry ; Obama vs. Romney : La Guerre des stickers, par Zvonimir Novak; Carte blanche à Katia Denard.




Vendredi 18 Janvier à 19h30 :
En partenariat avec la revue Transfuge
Alain Mabanckou
 Lumières de Pointe-Noire


J'ai longtemps laissé croire que ma mère était encore en vie. Je m'évertue désormais à rétablir la vérité dans l'espoir de me départir de ce mensonge qui ne m'aura permis jusqu'alors que d'atermoyer le deuil. Après vingt-trois ans d'absence, Alain Mabanckou retourne à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo. Entre-temps, sa mère est morte, en 1995. Puis son père adoptif, peu d'années après. Le fils unique ne s'est rendu aux obsèques ni de l'un, ni de l'autre. Entre le surnaturel et l'enchantement, l'auteur nous ouvre sa petite valise fondamentale, celle des années de l'enfance et de l'adolescence dans ses lieux d'origine. Au moment de repartir, il se rend compte qu'il n'est pas allé au cimetière. Sans doute était-ce inutile. Car c'est ce livre qui tient lieu, aussi, de tombeau. Et de résurrection. 

Jeudi 31 Janvier à 19h 

Jean Stern 
 Les patrons de la presse nationale ; Tous mauvais


La presse va mal en France parce que les patrons du CAC 40 ont mis la main dessus : telle est l’idée centrale de ce livre. À la Libération, on ne parlait que de mettre les journaux à l’abri des puissances d’argent, de protéger leur indépendance. Mais au fil des années, cette louable ambition s’est effilochée. Aujourd’hui, les Arnault, les Dassault les Pigasse, les Lagardère, les Pinault, les Bolloré et autres seigneurs contrôlent la presse nationale via leurs holdings aussi opaques que rémunératrices. Jean Stern, homme de presse s’il en est, montre comment les “journalistes-managers” – July, Colombani – ont conduit Libération et Le Monde à leur perte avant d’en être éjectés sans égard. Comment les journaux qui perdent de l’argent permettent aux patrons de payer moins d’impôts ? Comment les divers “conseils de surveillance”, “chartes d’indépendance” et autres gadgets n’empêchent nullement les patrons de pressurer les rédactions en exigeant des économies ?
Les journaux finiront-ils en “fermes de contenus” où des pigistes à domicile rédigeront des “articles” à la chaîne adaptés aux algorithmes des moteurs de recherche ? C’est ce que l’on peut craindre si l’on laisse faire le capitalisme déchaîné.
Jean Stern est journaliste. Ancien de Libération et de La Tribune, il a également travaillé pour 7 à Paris et Le Nouvel Économiste. Il a participé à la fondation de Gai Pied en 1978 et est l’éditeur de la revue De l’autre côté. Il est aujourd’hui directeur pédagogique de l’EMI, Scop de formation à l’université Paris X.



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