La complainte du paresseux

Andrew Whittaker est un homme de lettres. De nombreuses lettres, même, qu’il adresse compulsivement à son ex-femme, ses locataires récalcitrants, son banquier, ses anciens camarades d’illusions littéraires. Il s’épanche, il s’invente, il se plaint… il cherche de l’argent. Pour assurer la survie de sa revue d’avant-garde Mousse et renflouer son patrimoine qui part en miettes. Chaque correspondant a droit à un autoportrait différent de ce génie méconnu, qui se morfond dans une solitude déliquescente. Tombant par hasard sur une encyclopédie des mammifères, il s’entiche du tragique paresseux condamné à l’immobilité et décide de reproduire son cri, sa complainte, pour manifester son désarroi et son mécontentement.


Mordant, tendre et hilarant, un cruel tableau des années 1970.


Sam Savage, La Complainte du paresseux, Histoire principalement tragique d’Andrew Whittaker, réunissant l’ensemble irrémédiablement définitif de ses œuvres complètes Actes Sud, 19,80 euros



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