Zéroville

Roman totalement cramé de Steve Erickson, dont la forme déroutante sert un récit aussi original que captivant.
Vikar, jeune Candide au pays du cinéma, débarque à Hollywood avec son crâne tatoué de Monty et Liz Taylor dans Une place au soleil. Il traverse, mine de rien, le dernier quart du XXème siècle aux premières loges (scène baignée de surréalisme dans l’Espagne franquiste).




Son credo devient au fil du temps : « On emmerde la continuité. » Car : « Tous les temps sont dans les films. » comme il se plaît à répéter. Les références cinématographiques raviront les connaisseurs mais n’entravent pas ce récit décidemment hors du commun. Dans ces jeux de miroirs démultipliés (chapitres construits en symétrie), on ne sait si les hommes inventent des films ou si les films sont la réalité entrevue en rêve.



Un roman qui reste longtemps sur la rétine.


Conseillé par Constance
Zéroville, Steve Erickson
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude
Ed. Actes Sud
Parution 05/2010

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